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LE TRIATHLON DE LA CIOTAT : 07/10/2007 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Philippe   
17-09-2007
J'ai beaucoup hésité avant de participer à ce triathlon. Le parcours natation sur une longueur de 3000 M m'effrayait, surtout quand tu es un piètre nageur comme moi.
Après de multiples hésitations, j'ai pris mon courage à deux mains. Je me suis inscrit tout en ayant une petite appréhension. J'avais envie de relever le défi. Et sur ce point, je n'ai pas été déçu en émotions fortes. A un moment donné, j'ai même cru que j'abandonnerai en raison d'une erreur de parcours.
Pourtant, tout avait bien commençé par mon arrivée la veille dans un hôtel pittoresque de la Ciotat. Je fus accueilli par le patron, qui était à mon grand étonnement entrain de jouer à la belote avec une bande de copains. Je me serai cru dans un roman de Marcel PAGNOL.
J'étais venu la veille, seul pour récupérer les dossards des triathlètes engagés : Christophe, Fred, Alain, Nicolas, et moi. La nuit fut difficile avec les bruits incessants. L'insonorisation des chambres laissaient à désirer. Je pense aussi que j'étais stressé par cette course hors norme, vu mon faible niveau d'entraînement.
Je me suis donc levé très tôt pour rejoindre le parc à vélo sur le bord de mer vers 7 H 00. J'étais dans les premiers à déposer mon vélo. Le jour n'était pas encore levé, et la température extérieure très agréable.
L'arrivée de Chris, Fred, Alain, et Nico m'a regonflé le moral. C'est toujours mieux d'être plusieurs à participer afin de réduire au maximum le stress d'avant course.
Nous avons rejoins par bus l'embarcadaire. Un navette nous attendait pour rejoindre la fameuse "Ile Verte". Nous étions déjà en combinaison, et pieds nus.
Dès le départ de la natation, j'ai suivi les conseils de Alain en restant en retrait afin d'éviter les mauvais coups. Il est inutile de se mettre devant, surtout quand ton niveau en natation est très faible.
Le parcours natation fut terrible. Plus d'une heure à batailler dans une eau qui était pourtant calme. J'étais perdu dans cet océan. J'avais dû mal à me repérer, et surtout à me diriger par rapport aux bouées. Nager en mer n'a rien avoir avec la natation en piscine. Il faut aussi s'habituer à la combinaison qui donne un sacré coup de main aux mauvais nageurs.
Je suis sorti de l'eau complétement exténué. J'ai eu dû mal à enlever ma combinaison en raison de la fatigue. J'avais du mal du sable partout.
J'ai quitté le par à vélo dans les dernières positions. Et le pire était à venir. Après une petite remontée sur quelques concurrents, je me suis trompé de parcours à cause d'un signaleur, et de ma tête en l'air. Je me suis retrouvé tout seul entrai de descendre, je ne sais vers où. Et quand je me suis aperçu que je n'étais pas dans la bonne direction. J'avais déjà parcouru 5 km environ.
Le plus difficile est de revenir en arrière, et surtout de se remotiver, tout en sachant que je serai dernier de la course à ce moment là. La course poursuite a commençé. J'y ai mis mis tout mon coeur et mon énergie. Et finalement, j'ai rejoins la voiture balai qui suivait une fille en perdition.

...je me suis retrouvé derrière la voiture balai qui suivait une fille en perdition. J'ai doublé la voiture suiveuse, sans même regarder le conducteur, ainsi que la fille. Apparemment, elle manquait de condition physique. Elle s'était lançé un défi qu'elle n'a pas pu relever ce jour là. C'est tout à son honneur.
Je me suis donc retrouvé bon dernier avec une voiture balai qui n'attendait que mon abandon. C'est mal me connaître. Ces situations très difficiles, où je me retrouve face à moi-même, me transcendent.
J'ai résisté, et je suis revenu sur plusieurs concurrents. Et la voiture balai, je ne l'ai jamais plus revu.
Le parcours vélo a été  très difficile en raison de mon erreur de parcours. J'y ai laissé des forces.
Mais quel soulagement de voir le parc à vélo si attendu sous un tonnerre d'applaudissements. J'étais aux anges même si j'étais dans les profondeurs du classement.
La course à pied aurait du être un parcours de santé pour moi. Au contraire, j'ai souffert sur les 20 km du parcours. J'avais les cuisses dures comme de la pierre.
J'ai tout de même retrouvé une petite foulée médiocre vers la fin qui m'a permis de revenir sur des concurrents, et en particulier la très célèbre et sportive Nathalie SIMON, championne inter-régionale dans sa catégorie.
A peine arrivé, je me suis jeté comme un mort de faim sur le stand de ravitaillement.
J'étais heureux d'être parvenu à relever ce défi.
Sensation de bien-être

 
 
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