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Les contrôles positifs sur le Tour de France 2007 démontrent que la lutte antidopage est loin d'être gagnée dix ans pratiquement après le scandale de l'affaire FESTINA en 1998. Comme le dit si bien, André ALPHEN, journaliste, ancien chroniqueur et chef des informations à "LEquipe" : le seul résultat flagrant de la lutte antidopage, c'est qu'on récompense les meilleurs tricheurs. Certains ont mieux appris à manier les effaceurs, à respecter les délais, à jongler avec les hormones et autres produits chimiques modernes." La lutte antidopage aura donc toujours du retard sur les nouveaux produits non-détectables aux contrôles. Ils se révèlent donc inefficaces dans la mesure où ils ne mettent en lumière que les produits connus. Seuls les mauvais tricheurs se font prendre. Or, certains sportifs feront toujours appel à des médecins chimistes sans scrupules, dont le seul objectif est d'expérimenter de nouveaux produits sur des cobayes humains à des fins mercantiles. André Alphen, journaliste, avait émis l'idée dans un article retentissant en 1996 de supprimer le contrôle antidopage dans le seul but de sensibiliser l'opinion publique sur l'immoralité de tels contrôles. Il n'est pas juste en effet de contrôler seulement les sportifs alors que toutes les catégories socioprofessionnelles sont concernées. Je me souviens d'un chanteur célèbre qui avait reconnu prendre de la cocaine pour travailler. Personne ne l'a interdit de chanter. II en est de même pour certains écrivains, musiciens, étudiants,... qui prennent éventuellement des stimulants afin d'accroître leurs performances. Ces catégories socioprofessionnelles ne sont pas soumises à des contrôles alors que le monde sportif, oui. C'est tout simplement injuste. Les mêmes règles doivent s'appliquer à tous le monde. Même un ancien champion du Tour de France, qui avait reconnu s'être dopé dans un interview choc de 1967, avait dit : "Moi aussi comme tous les autres coureurs, il m'est arrivé d'être frappé d'un brutal coup de pompe... alors j'ai fouillé dans ma musette la main tremblante pour y ceuillir deux comprimés de Corydrane ou de Maxiton (des amphétamines),... bien souvent je me suis fait des pîqures de caféine...". Lui-même avait reconnu que la loi antidoping de 1965 était injuste dans le sens où elle ne s'adressait qu'à une seule catégorie professionnelle, les cyclistes. Je vous conseille vivement la lecture d'Eric MAISTROT sur les SCANDALES DU SPORT CONTAMINE : très bien documenté et à mettre entre les mains des jeunes sportifs afin de les sensibiliser sur les dangers irréversibles du dopage. Toujours est-il que nous devons informer, sensibiliser sans relache les jeunes sportifs sur les dangers irrémédiables du dopage. Les morts subites, les cancers,... sont très fréquents chez les sportifs. Il faut des images chocs, un discours sans ambiguité pour faire naître cette prise de conscience chez les jeunes. Au final, comme le dit André ALPHEN : "puisqu'on ne peut éradiquer le dopage, il faut faire en sorte qu'il détruise moins". www.dopage.com Remarque : cet article reprend en grande partie les idées d'André ALPHEN, journaliste, qui a écrit en 1996 un article dans Le Monde : "POURQUOI NE PAS SUPPRIMER LE CONTROLE ANTIDOPAGE?".
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